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Beaucoup de gens croient qu’ils pensent alors qu’ils remettent seulement en ordre leurs préjugés. William James

Beaucoup de gens croient qu’ils pensent alors qu’ils remettent seulement en ordre leurs préjugés. William James

Nous sommes des champions de l’autosuggestion négative! Je veux mais je ne peux pas… Cela vous parle?

Nos pensées négatives ont des effets dévastateurs! Si vous employez les expressions « je ne peux pas » , « c’est impossible », « c’est plus fort que moi », « je ne peux pas m’empêcher de », vous les pensez. Si vous les pensez elles deviennent alors réalité.

Combien de fois nous imaginons-nous ainsi des objections qui ne seront jamais levées, des craintes sans fondement. Combien de fois, n’osons-nous pas demander par peur d’être rejeté ? Evitez de tomber dans le piège de vos propres idées!

Pour illustrer ces petits films intérieurs qui nous parasitent, voici une histoire de pneu et de cric. C’est une version inspirée de l’originale de la romancière brésilienne Patricia Melo, qui relate chez un individu, une brusque et grotesque montée de paranoïa, comme cela nous guette sans doute tous (Patricia Melo, O Matador, coll. J’ai lu n°5361, traduction Cécile Tricoire.)

Jean et Christine reviennent d’une agréable soirée passée chez des amis. Si agréable qu’ils n’ont pas vu le temps passer et qu’il est plus tard qu’ils ne l’auraient souhaité. Il ne faut plus perdre de temps, il faut libérer la baby-sitter, et demain… Demain la vie reprend. Il faudra se lever, aller conduire les enfants à l’école, partir travailler… Jean est déjà occupé à penser à tout ce qu’il devra faire demain, quand tout à coup, un bruit le fait sortir de ses pensées, il ne contrôle plus aussi bien la voiture… Il faut se rendre à l’évidence, ils ont crevé !

Jean sort de la voiture et constate qu’en effet son pneu arrière droit est percé. Il fouille son coffre à la recherche de son cric. Il a beau tout retourner… il ne le trouve pas ! C’est à ce moment qu’il se rappelle l’avoir prêté à son cousin, qui bien sûr ne lui a pas rendu. Ce n’est pas grave lui affirme sa femme, nous venons de dépasser un village, il y avait certainement un garage.

C’est ainsi que Jean se retrouve seul, en pleine nuit, sur une route de campagne non éclairée. Il est fatigué et agacé par cet incident. Il ne voit rien, qu’une très faible lumière au loin vers laquelle il se dirige. Tout en marchant, il se met à penser… « Et si il n’y avait pas de garage dans ce village… Il y a des tas de villages où il n’y a pas de garage, et quand bien même il y aurait un garage, à cette heure de la nuit, il est fermé. Rien ne dit que le garagiste habite sur place! Et s’il habite sur place, je vais probablement le réveiller, il va être de mauvaise humeur, il ne voudra sans doute pas nous aider…. Je connais les gens du coin… Ils ne sont pas très sympathiques avec les inconnus… »

Jean est maintenant bien énervé, en colère même. Lorsqu’il arrive enfin au village, il trouve tout de suite un garage. Au premier étage, une lumière bleutée filtre à travers les volets… Quelqu’un semble regarder la télévision ! Jean sonne à la porte d’entrée et dès qu’il aperçoit l’homme qui entrouvre ses volets, il lui crie : « Eh bien, puisque c’est comme ça, vous savez ce que vous pouvez en faire de votre cric ? Vous pouvez vous le garder ! »

Pour toute situation, posez-vous ces questions :

Quels sont les faits ?

Si une interprétation de ces faits vous vient tout de suite à l’esprit, interrogez-vous: pouvez vous les interpréter différemment?

A suivre!

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