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Le Ginkgo. Relation d'aide. Dunkerque

Tchouang-tseu

11 Juillet 2016 , Rédigé par Charlotte fix

 Y-a-t-il dans le monde une joie suprême qui puisse faire vivre la personne ? Et pour s’assurer cette joie, sur quoi s’appuyer ? Qu’éviter ? Qu’adopter ? De quoi s’approcher, de quoi s’écarter ? Qu’aimer ? Que détester ?

Y-a-t-il dans le monde une joie suprême qui puisse faire vivre la personne ? Et pour s’assurer cette joie, sur quoi s’appuyer ? Qu’éviter ? Qu’adopter ? De quoi s’approcher, de quoi s’écarter ? Qu’aimer ? Que détester ?

Seul l'homme parfait peut vivre parmi ses contemporains sans accepter leurs préjugés. Il s'adapte à eux sans perdre sa personnalité. De leurs enseignements, il n'a rien à apprendre. Il admet leurs aspirations sans les faire siennes.

Tchouang-tseu ou Zhuangzi est un penseur chinois à qui l'on attribue la paternité d'un texte essentiel du taoïsme appelé de son nom - le Zhuangzi – ou encore le « Vrai classique de Nanhua », Nanhuazhenjing.

Maître Tchouang aurait vécu à l'époque des royaumes combattants, environ au IVème siècle av JC. Son existence, là encore, est mêlée à la légende et la véracité de son existence mise en doute par les historiens. On ne sait en tout cas que très peu de choses sur ce philosophe. Les Annales Historiques de Sima Qian rapportent qu'il était originaire du district de Meng, probablement situé au sud du fleuve Jaune, à proximité de la capitale de l’État de Song, près de l’actuelle Shangqiu au Henan. Elles placent sa vie à l'époque des rois Hui de Wei (389-319 av. J.-C.) et Xuan de Qi (350-301 av. J.-C.).

Durant sa vie, il s'occupa de tâches administratives, considéré comme un fonctionnaire. Il refusa un poste de premier ministre que lui aurait proposé le roi Wei (de la région du Chu). On raconte qu'il finit sa vie en nomade, retiré du monde mais en restant proche du peuple.

Son écrit, le Zhuangzi, repris par des contemporains est divisé en trois parties: les neipian (chapitres internes), les waipian (chapitres externes) et enfin les zapian (chapitres divers). Il met l'accent dans ces écrits sur le Tao et l'attitude de l'homme envers celui-ci. Il se moque ouvertement de l'homme qui tente de s'imposer face au cours des choses, qui croit pouvoir retirer quelque chose de bon à essayer que les évènements soient comme il le veut, à imaginer que le monde peut tourner selon
sa volonté.

"Ceux qui cultivent le Tao

Ne cultivent pas le devoir et la justice sociale

Mais développent d'abord leur qualités propres.

Car celui qui voit les autres sans se voir lui-même,

Celui qui entend les autres sans s'entendre lui-même,

Perd la clarté de sa vision

Et devient quelqu'un d'autre

Que lui-même."




Tchouang Tseu est connu également par le rêve du papillon. Une nuit, il rêve d'être un papillon et, lors de son réveil, Tchouang Tseu affirme ne plus savoir si il est un papillon qui rêve d'être humain ou si il est en homme ayant rêvé qu'il était un papillon.

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