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Et si j'écoutais mon dos? Et si j'écoutais mon dos?

Et si j’écoutais mon dos?

Avez-vous mal au dos? Hyper fréquent, le mal de dos est la première cause d'invalidité avant 45 ans. On considère que 80 % des français ont ou auront mal au dos. Penchons-nous aujourd’hui sur le mal du siècle pour répondre aux attentes de certains d’entre vous.

J’en ai plein le dos

Le stress peut, comme toutes les émotions fortes ou les contrariétés, provoquer des douleurs physiques. Les deux types de douleurs les plus fréquentes sont celles du tube digestif (certains disent que le ventre est notre deuxième cerveau...) et celles du dos. Certaines régions du corps «se crispent» et provoquent tensions ou contractures musculaires.

Une étude de l’Université de l’Ohio établit un lien entre le mal de dos et le stress. Elle montre que des personnes soumises à un fort stress verbal utilisent les mauvais muscles pour soulever un poids. Celles qui au contraire arrivent à « évacuer le stress » en protestant ouvertement continuent à utiliser les bons muscles.

Le mal de dos pourrait être un précieux messager. Il agirait tel un signal d’alarme quand nous dépassons nos limites.

La douleur se manifeste souvent à l’occasion de grands tournants de vie. Il serait tentant de la mettre directement sur le compte de grands bouleversements (déménagement, changement professionnel, anniversaire…). Mais allons chercher plus loin. Le lien corps / esprit n’est pas si facile à observer. Le stress provoque quelques tensions puis nous finissons si nous n’agissons pas, par ne plus pouvoir nous lever pour aller travailler. Un de mes formateurs disaient là où est le symptôme n’est pas la source du problème. Si l’événement en lui-même rend le mal de dos plus compréhensible, il faut creuser pour chercher l’origine du symptôme.

Que révèle ce mal de dos?

Mon corps exprime mes silences

Quand nous vivons une émotion forte (peur, stress, colère...), nous pouvons avoir du mal à l'exprimer de vive voix. Nous éprouvons de la réserve, de la gêne, ou nous ne nous autorisons pas à mettre des mots sur nos maux.

Les maux du corps viennent dire tout haut ce que nous éprouvons tout bas. C’est la somatisation. Ce qui est réprimé s'exprime par le corps.

Ma douleur mon alibi

La douleur peut aussi devenir un alibi, une justification pour ne pas vivre pleinement sa vie. Le malade reste dans une dépendance aux médicaments ou aux soins. La maladie peut être une opportunité pour ses bénéfices secondaires.

Le mal de dos, évoque aussi peut être un rapport à l’autre. La douleur exprime parfois ce qu’on ne peut dire autrement par de vrais mots.

La symbolique des douleurs

Je m’avancerai prudemment sur ce champ car je ne me suis pas formée dans ces différentes disciplines. Il semblerait pour certains que certaines régions du dos évoquent des organes qui dysfonctionnent ou des blessures spécifiques. Il y a de nombreux ouvrages sur le sujet. Je vous laisserai trouver ceux qui vous conviennent.

Pour Michel Odoul, par exemple la zone du corps meurtrie a un sens. Cela peut vous donner des axes de réflexions. «Les souffrances ou blessures que nous vivons sont des messages émis par notre inconscient. Comme dans les rêves, les signes qu'il nous envoie sont toujours symboliques. Nous pouvons donner des axes de réflexion, des cadres de signification et non des sens précis et valables pour tous ».

Des énergéticiens et praticiens s’accordent sur la description suivante.

Le haut du dos, les épaules feraient référence à la prise de responsabilités; des douleurs dans cette zone renverraient au sentiment d’être seul à tout gérer, aux difficultés avec l’autorité. Avoir le dos rond serait comme se plier devant quelqu’un en posture de victime.

La nuque symboliserait la rigidité, l’inflexibilité. Elle traduirait la difficulté à dire oui (pour soi) ou à dire non (aux autres).

Les lombes représenteraient la liberté, la survie, la sécurité. La peur de manquer, du changement (déménagement, changement professionnel, rupture) pourraient occasionner des douleurs ou des blocages dans cette zone.

Le bassin représenterait le foyer. Etre tiraillé entre son devoir de parent et sa vie professionnelle pourrait créer des déséquilibres ou une instabilité du bassin. Les hanches représentent la capacité d'avancer, des douleurs dans cette zone révèleraient l'indécision quant à la direction à prendre.

Le milieu du dos représenterait la peur de perdre, l’insécurité affective. Un point douloureux au milieu du dos, entre les omoplates, traduirait la trahison (comme poignardé dans le dos).

Dans les cultures orientales, différents courants de pensée établissent un lien entre les régions du corps en souffrance, les émotions qu'elles contiennent et les messages psychiques transmis par l'inconscient. En Asie, la colonne vertébrale est appelée « arbre de vie ». Elle symbolise l'équilibre, sans lequel nous ne pouvons tenir debout.

Chaque organe en plus de son rôle physique possède des fonctions mentales, émotives, psychiques. Un organe équilibré entraîne des émotions justes. Un problème de nutrition peut causer un déséquilibre physique au niveau de l’organe qui entraîne lui même un déséquilibre émotionnel.

Les émotions sont les causes internes des maladies. Elles génèrent des énergies qui circulent en sens contraire de la normale. Tant qu’une émotion reste normale, elle n’affaiblit pas le corps et ne provoque pas de maladie. Lorsque l’émotion devient trop intense, oppressante, la maladie risque de se produire.

Les solutions?

Ecouter la douleur

Nous aurions donc intérêt, dès l’apparition du mal de dos, à prendre le temps d’écouter cette douleur, à nous demander ce qui nous pèse, ce qui a pu nous arriver dans un passé récent, pour tenter d’établir un lien avec la douleur.

Etymologiquement, être malade signifie être mal orienté, se tromper de voie. Le mot Mal, vient du latin "male", signifiant "autrement qu'il ne faut", "autrement qu'il ne convient", "autrement qu'on ne désirerait ». Il y a peut-être quelque chose à revoir en termes d’orientation de soi quand on a mal au dos. La douleur va nous réveiller dans tous les sens du terme et nous permettre de nous reconnecter à nous-mêmes.

Accompagné(e) d’un thérapeute, nous pourrions ainsi explorer ce que notre dos a, à nous apprendre sur nous-même.

Observer les crises

Une douleur n'a pas, bien sûr, systématiquement une origine psychique. Elle résulte bien souvent d'un dysfonctionnement organique ou mécanique. Mais un symptôme peut attirer notre attention quand il est récurrent ou fulgurant comme la lombalgie, la sciatique, la crise migraineuse…

Comment éviter la grande fatigue et la tension musculaire?

Arrêtez de jouer les victimes. Osez demander de l’aide.

Vérifiez les exigences de ceux qui vous entourent et observez à quel point les gens attendent moins de vous que ce que vous pensez.

Accordez vous des temps libres et faites vous plaisir : un sport, un ciné, un livre…. Et acceptez surtout que les autres ne sachent pas faire aussi bien que vous.

Prenez du recul, regardez avec bienveillance tout ce que vous réussissez. Regardez ce que vous pouvez améliorer et surtout félicitez vous.

Cesser de s’imposer des obligations pour alléger sa vie.

Sous le couperet du « il faut », l’individu veut tout bien faire. Une mère exemplaire doit faire les courses, la cuisine, le linge, travailler au bureau, être avenante pour son conjoint, s’occuper de ses enfants, de ses parents… Le risque est l’épuisement, la perte d’estime de soi, le sentiment d’échec, voire la dépression.

Si on se tourne vers le passé des personnes très imprégnées du « il faut», on retrouve un discours parental marqué par des sentiments d’obligation qui poussent l’enfant à viser la perfection. A l’âge adulte « il faut » restera présent. On obéira à un chef imbuvable car « il faut obéir » et on en souffrira. La colère surgira quand le collègue -au fonctionnement différent- refuse d’obéir et reçoit la prime, que vous n’aurez pas.

Conclusion:

Ne considérez pas votre mal de dos comme une juste punition que vous mériteriez. Ne devenez pas non plus fataliste. Vous pouvez prendre la décision de vous sentir mieux et de vous faire épauler par les bons praticiens (thérapeute, sophrologue, psychologue,…). Je souhaite que cet article vous aide dans une démarche positive.

Bonne semaine à tous

Charlotte Fix

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