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 Arsène Arnaud Clarétie, dit Jules Claretie : « Tout homme qui dirige, qui fait quelque chose, a contre lui ceux qui voudraient faire la même chose, ceux qui font précisément le contraire et surtout la grande armée des gens d’autant plus sévères qu’ils ne font rien. » Arsène Arnaud Clarétie, dit Jules Claretie : « Tout homme qui dirige, qui fait quelque chose, a contre lui ceux qui voudraient faire la même chose, ceux qui font précisément le contraire et surtout la grande armée des gens d’autant plus sévères qu’ils ne font rien. » Arsène Arnaud Clarétie, dit Jules Claretie : « Tout homme qui dirige, qui fait quelque chose, a contre lui ceux qui voudraient faire la même chose, ceux qui font précisément le contraire et surtout la grande armée des gens d’autant plus sévères qu’ils ne font rien. »

Arsène Arnaud Clarétie, dit Jules Claretie : « Tout homme qui dirige, qui fait quelque chose, a contre lui ceux qui voudraient faire la même chose, ceux qui font précisément le contraire et surtout la grande armée des gens d’autant plus sévères qu’ils ne font rien. »

 

 

Une personne me disait récemment "Je souffre car je pense avoir des amis mais ils sont sans arrêt en train de critiquer leurs autres amis... Que disent ils de moi? Dois je continuer à les voir? Sont-ils de vrais amis? »

 

« Tu as vu comme il a grossi ? » , « Sais tu que le fils d’untel est incarcéré? », « Regarde comment elle est habillée! »… Ces phrases-là, nous les disons tous. La coalition est un mécanisme bien connu. Se souder contre un troisième ou un autre groupe, cela peut rassurer. On se dit alors inconsciemment que l'on fait partie du bon groupe… Dire du mal des autres, cela crée du lien. Mais cela fait souffrir celui qui entend et aussi celui qui médit.

 

Pourquoi les uns critiquent les autres?

 

Qui est parfaitement bien dans sa peau n'a aucun besoin d'expulser, et donc aucun besoin de s'en prendre à l'autre. Personne n'étant parfaitement à l'aise avec lui-même, en tous temps, il nous arrive tous de médire. Voici quelques causes possible.

 

La jalousie

Les personnes médisantes peuvent être frustrées dans leur vie en général ou sur un domaine précis. Ce sont des personnes qui ont probablement essayé mais qui ont raté leur objectif, qui n’ont pas eu le courage de persévérer et qui voient les autres avancer. De cette frustration naît une colère, qu’ils expriment en médisant plutôt qu’en travaillant sur leurs faiblesses. Vous entendrez ainsi « il a forcément dû tricher pour en arriver là », «tellement intéressée qu’elle a tout fait pour épouser celui là…»…

 

L’esprit de compétition

Les personnes qui critiquent sont dans la concurrence « lui, il fait telle chose, et ce n’est pas bien, alors que moi je fais telle chose. »

 

Le manque d’estime de soi

La critique cache bien souvent un manque d’amour de soi. Le manque d’amour dans l’enfance, se transforme progressivement en manque d’amour pour les autres. La personne inflige à son entourage le même type de jugements que ceux qui l’ont fait souffrir quand elle était jeune. Elle déprécie les autres pour se valoriser elle même, se rassurer.

 

Contrairement à ce que l’on peut croire, celui qui juge et dévalue sans cesse son entourage n’est pas du tout tendre avec lui-même! Juger est une manière d’être présent au monde. La médisance est alors un signal de détresse. Le médisant se sent creux, vide, peu intéressant alors il parle des autres.

 

La peur d’être jugé(e)

Critiquer autrui peut être un vrai système d’autodéfense. Derrière ce désir de puissance se cache la peur inconsciente d’être soi-même la cible des jugements.

 

Le perfectionnisme à outrance

Un perfectionniste « négatif » est en mode critique négative en permanence. Rien n’est jamais assez bien pour lui. Malheureusement, en provoquant la culpabilité chez les autres, il se condamne lui même à une éternelle insatisfaction.

 

 

La projection

Médire, c’est attribuer à l’autre une part de soi-même que l’on refuse ou que l’on est consciemment incapable de reconnaître: « Tu as vu comme il est radin… ».

 

Aider un critiqueur à aller mieux

 

Ne plus médire passe donc par un travail sur soi… Si vous souffrez de critiquer, de médire, vous pouvez travailler sur les aspects précédents, prendre conscience pour rebondir et entamez une nouvelle démarche positive à l’aide d’un thérapeute.

 

Si vous devez exprimer des critiques en tant que manager, il y a des techniques pour critiquer efficacement et de manière positive. C'est un autre sujet. 

 

 

 

Comment faire face si vous souffrez de médisances d’autrui?

 

Filtrez les critiques

Entendre quelqu’un critiquer en permanence est épuisant n’est-ce pas?! En vous préoccupant des pensées et des critiques éventuelles des autres, vous perdez beaucoup d’énergie et baignez dans des émotions négatives. Cela en vaut-il la peine?

 

En fait, ce que vous faites ou non n’est pas très important pour les autres contrairement à ce que vous pouvez croire. Quoique vous fassiez, il y aura toujours quelqu’un pour vous critiquer. Souvenez-vous de l’histoire de l’enfant et de l’âne et des commentaires des villageois. Les interprétations sont toujours multiples.

attachant trop d’importance à ce que les autres pensent et disent vous pourriez vous transformer, vous éloigner de votre identité, de votre authenticité.

 

Comment allez-vous faire pour filtrer ces critiques, déterminer celles qui sont constructives et celles qui sont purement négatives? Trouvez vos filtres.

 

Pratiquez l’écoute active

Au lieu de vous fier à l’apparence du discours, cherchez à comprendre l’émotion qui anime le médisant. Aidez le à en prendre conscience en reformulant ses propos: « Tu dis cela parce que tu es en colère contre lui »…

 

 

Dépassionnez la situation

Ce que les autres pensent de vous correspond à leur réalité, pas à la vôtre! La seule chose que les autres savent de vous est ce que vous leur avez raconté. Ils ne connaissent pas votre histoire.

 

 

Tentez d’être assertif

Connaissez-vous cette méthode de Frédéric Fanget qui a écrit « Affirmez-vous »? Le meilleur moyen pour vous affirmer pourrait être de formuler la critique de cette manière:

 

1- Décrire la situation de manière neutre (J’ai l’habitude d’écouter et de te servir de confidente par rapport à …)

2- Exprimer ses émotions (J’ai le sentiment d’être utilisée et cela m’attriste)
3- Proposer une solution constructive (J’aimerais être considérée comme une véritable amie et partager avec toi d’autres situations… )
4- Exprimer les conséquences émotionnelles positives qui en découlent (Je serai tellement heureuse que nous soyons tout le temps amies)

 

 

Désintéressez-vous

Vous devez montrer un total désintérêt pour ces attaques qui ne vous touchent pas, l’auteur se lassera et cherchera un autre auditoire.

Vous pouvez répondre en utilisant des formules comme: “c’est ton opinion”, “c’est possible”, “c’est ton point de vue”, “peut être”… qui ne vous engagent pas.

 

Vous éloigner pour vous protéger

Si vous vous sentez fragiles, vous pouvez aussi vous éloigner, poser vos limites. Vous devez protéger votre espace physique et psychologique pour vous sentir en paix. Attention cependant, cela peut mener à la rupture de la relation…

 

 

Dites « je »

 

Répondez à la personne qui vous critique, dites-lui ce que vous ressentez en employant le «je». De cette façon, elle ne se sentira pas attaquée. Reformulez la critique en reprenant les mots de votre interlocuteur: “Si j’ai bien compris, tu n’as pas apprécié que j’arrive en retard à notre rendez-vous de ce matin?”.

 

 

Refusez fermement

Dans les cas extrêmes, les critiques ne sont pas seulement blessantes et contre vous. Elles peuvent être insultantes et violentes. Dans ce contexte, vous devez refuser catégoriquement de continuer la discussion. Dites que vous n’êtes pas contre une discussion approfondie sur ce sujet mais refusez de débattre dans de telles circonstances. Il est indispensable de ne pas céder aux attaques et de continuer à fermer la discussion de manière affirmée tant que de meilleurs conditions ne seront pas remplies.

 

Développez votre estime de vous

Sachez reconnaître les commentaires qui sont pertinents. Confortez votre estime. Travaillez-la. Vous serez ainsi moins vulnérable à la critique. D’autres articles sur ce blog vous y aideront. Essayez avant tout de vivre en harmonie avec vous même. Soyez naturel et tentez de faire au mieux en fonction ce que vous ressentez à chaque moment. 

 

Et gardez la tête froide si vous croulez sous les critiques positives… Cela peut aussi arriver! Savourez-les dans ce cas !

 

J’espère que cet article vous aidera à voir plus clair. Je vous souhaite une semaine épanouissante.

 

Charlotte Fix

 

 

Avec chaque pierre qu’on me lance

Je construis ma forteresse
Elvira Sastre

 

 

 

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