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Hyperempathie?
Hyperempathie?
 
Ce terme a été employé par Gérard Apfeldorfer, médecin, psychiatre et psychothérapeute, dans son livre « Je mange donc je suis ». 
Ce livre est tellement riche que je le lis de manière séquencée. Merci à celle qui me l'a conseillé et qui se reconnaitra.  
L’hyperempathie désigne une hypersensibilité autrement dit une sensibilité plus forte que la moyenne à des stimuli qu’ils soient physiques ou mentaux. 
Pour Gérard Apfeldorfer, l'hyperempathie peut être cause ou conséquence des troubles alimentaires selon le vécu de chacun(e). 
 
Telle personne hyperempathique (de naissance et/ou à cause de son environnement familial) peut développer une boulimie réactionnelle, et telle personne obèse peut devenir hyperempathique par déni de sa propre réalité, de son propre corps. Une personne hyperempathique ressent si intensément les émotions des autres qu’elle s’oublie totalement. Elle a des difficultés à prendre de la distance vis à vis de ce qu’elle ressent, elle manque de recul. Son atout, sa capacité à être dans lempathie, devient alors souvent un handicap.
 
Pour Gérard Apfeldorfer, voici les caractéristiques de l’hyperempathique, « captant les émotions des autres, leurs désirs, leurs opinions, mais incapable de s’en détacher, s’y trouve comme englué et pris au piège. Sa difficulté n’est pas de comprendre les autres, mais de se situer par rapport à eux. L’attention de l’hyperempathique étant captée par ce qui lui est extérieur, ce mouvement l’empêche d’effectuer un retour sur lui-même. De fait, tandis que le monde du dehors est perçu comme plein et captivant, le sujet se perçoit comme vide, irréel. »
 
Manquant de références internes, l’hyperempathique peut rencontrer des difficultés à rationaliser ce qui lui arrive. 
 
Quand on se sent envahi de la sorte par les émotions des autres, il y aurait deux réactions selon lui:
 
Le syndrome d’opposition, appelé aussi « ni-ni », qui se base sur un processus d’affirmation par le « non ». L’hyperempathique dans l’opposition refuse toutes formes d’autorité : hiérarchie, contraintes financières, contraintes horaires (dérive possible vers la procrastinisation). 
Il se sent à tel point envahi par l’extérieur, que le seul moyen de se sentir exister est de faire le contraire de ce qu’on attend de lui (jusqu’au refus de faire des gestes du quotidien, comme se nourrir).
 
 
L’hyperactivité, qui consiste à se plonger corps et âme dans « le monde extérieur », ne faire qu’un avec lui. L’hyperempathique hyperactif recherche le regard des autres pour se sentir exister, se sentir vivant. Dans l'action, il est euphorique; lorsque l’attention des autres se détourne, il se sent vide. 
Pour ne pas se confronter à ce « brouillard », l'hyperempathique a ses techniques comme se plonger dans le travail, rechercher les sensations fortes, se passionner pour certains loisirs, et bien sûr manger. 
Les hyperempathiques pourraient donc adopter des conduites dans ces deux catégories en proportions variables. 
 
Si vous vous intéressez à l'hyperempathie, vous trouverez vite des liens avec les neurones miroirs
Découvertes dans les années 90 par Giacomo Rizzolatti, neurologue à Parme, les neurones miroirs sont une révélation majeure! Elles s’activent (en miroir) chez l'homme lorsqu’il y non seulement un geste mais également, lorsqu’il y a intention de geste.

Bonne réflexion à chacun de vous concernant les conséquences prometteuses de ces découvertes en matière de communication.  
 
Charlotte Fix 

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