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Susanna Tamaro...

Quand plusieurs routes s’offriront à toi et que tu ne sauras pas laquelle choisir, n’en prends pas une au hasard, mais assieds-toi et attends, respire profondément avec confiance, sans te laisser distraire par rien, attends encore et encore, ne bouge pas, tais-toi et écoute ton cœur, puis quand il te parle, lève toi et va où il te porte (Susana Tamaro)

 

Voilà une citation que vous avez déjà certainement lue. Connaissez-vous son auteur? 

 

 

Susanna Tamaro est une romancière d'origine italienne. Née à Trieste en 1957., elle étudie la cinématographie. Diplômée du Centro sperimentale di cinematografia, elle réalise plusieurs documentaires scientifiques pour la RAI. Son premier roman,  La testa tra le nuvole (La tête parmi les nuages) a remporté le prix Elsa Morante. Per voce sola (Pour une seule voix) en 1991  gagne le prix PEN club. Il est traduit en plusieurs langues.

 

En 1994, elle publie Va' dove ti porta il cuore (Va où ton cœur te porte), l'un de ses livres les plus connus traduit dans plus de 35 langues. Ce livre a pulvérisé les records de vente avec 5 millions d’exemplaires!. L’avez-vous lu? 

 

Elle a été à la fois encensée, jalousée, controversée. En 1997, les polémiques atteignent des sommets lors de la parution d'Anima Mundi. Dans ce récit, Walter est à la recherche de la vérité, du bonheur, et se trouve confronté à la fragile frontière entre le bien et le mal, la raison profonde des agissements des gens… Susanna Tamaro explore le mal, le chagrin. 

 

 

Résumé de Va où ton coeur te porte: 

 

Une grand-mère se retrouve seule dans sa maison. Elle est en fin de vie. Sa maison est battue par les vents d'hiver. Elle n'a plus de famille hormis sa petite-fille qui l'a oubliée depuis des années.

A quelques mois de sa mort, elle décide de lui écrire un peu finalement comme un journal intime. Elle y raconte ses journées mais aussi sa tristesse, sa solitude. Elle souhaite en effet resserrer les liens distendus par les aléas de la vie avant de s'en aller.

Malgré son chagrin, elle pardonne sa petite-fille de l'avoir abandonné. Elle aimerait tellement pouvoir la revoir, la retrouver, resserrer leurs liens.

Mais est-ce vraiment possible? La vieille l'espère mais pas trop dans la mesure où elle était elle aussi en faute. 

Et, sans vouloir trouver des prétextes, elle énonce sa vie difficile, la mort de sa fille (et donc de la mère de sa petite-fille), sa rencontre avec l'homme idéal. Elle parle pour la première fois du seul homme qu'elle a vraiment aimé (le père de sa fille). Elle écrit donc ces lettres, ces mots d’amour, qu’elle ne pourra jamais envoyer. Elle revisite sa vie, son éducation rigide, bourgeoise, son mariage de convenance avec un homme gentil mais ennuyeux. 

Ce livre parcoure l'histoire de plusieurs générations de femmes, sans fausse pudeur, parfois avec dureté.

Mais finalement elle ne résume pas que sa vie, mais toute la vie (ses émotions, ses difficultés, ses peines et ses joies…). La vie ne semble se résumer qu'à quelques mots: aimer, écouter son coeur, faire confiance à son destin. 

En se racontant cette grand mère invite sa petite fille au même voyage qu’elle:  se chercher et se trouver en écoutant avant tout la voix du coeur.

 

Ce livre a été adapté au cinéma en 1996.

 

 

 

Extraits: 

 

"Le bonheur est à la joie ce qu'une lampe électrique est au soleil. Le bonheur a toujours une cause, on est heureux de quelque chose, c'est un sentiment dont l'existence dépend de l'extérieur. La joie, elle est sans objet. Elle te possède sans aucune raison apparente, dans son être elle ressemble au soleil, elle brûle grâce à la combustion de son propre coeur."

"La première qualité de l'amour est la force. Mais pour être fort, il faut s'aimer soi-même ; pour s'aimer soi-même, il faut se connaître en profondeur, savoir tout de soi, même les choses les plus cachées, les plus difficiles à accepter."

"Avant de juger une personne, marche pendant trois lunes dans ses mocassins. Vues de l'extérieur, beaucoup de vies paraissent ratées, irrationnelles, folles. Tant qu'on est à l'extérieur, il est aisé de se tromper sur autrui. Ce n'est que de l'intérieur, en marchant trois lunes dans ses mocassins, que l'on peut comprendre les motivations, les sentiments, ce qui fait agir une personne de telle façon et pas d'une autre. La compréhension est le résultat de l'humilité, non de l'orgueil de savoir. »

 

Avez-vous lu cet auteur? 

Qu’en pensez-vous, 

N’hésitez pas à m’envoyer vos témoignages. 

Bonne lecture 

 

Charlotte

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